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Le Rendez-Vous de l'Europe : Subventions chinoises, le programme Jasmine, détecteurs souverains

Publié le par Jacques SAMELA.

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Énergies renouvelables, semi-conducteurs... La Chine subventionne sept fois plus son industrie que l’Europe

https://www.lefigaro.fr/economie/energies-renouvelables-semi-conducteurs-la-chine-subventionne-sept-fois-plus-son-industrie-que-l-europe-20260601?utm_source=premium&utm_medium=email&utm_campaign=20260601_NL_ECONOMIE&een=4a95be661899427ee6aa70e0e909d272&seen=2&m_i=szpIGVTTb2WnqlBe3PdvT0DXCCHcPbJcGb3sujUI0vhJHVrkNcrmQlynz3M_JRwL99ubDkYvd1pR6xr4TiQGUOP_cS8JVlghsl

Le 01/06/26

 

DÉCRYPTAGE - Les écarts de soutien public varient de trois à huit selon les zones géographiques, évalue l’OCDE sur les vingt dernières années.

C’est une information qui devrait faire du bruit dans les couloirs de la Commission à Bruxelles. Alors que l’Europe planche sur son texte d ’« accélération industrielle », l’OCDE a publié ce lundi un rapport saisissant sur les subventions aux grandes filières industrielles dans le monde. Deux conclusions s’imposent à la lecture de l’étude. D’abord, les subventions publiques ont augmenté partout dans le monde ces dernières années, particulièrement envers les équipements de production d’énergie renouvelable, les semi-conducteurs ou encore les industries lourdes pour atteindre 108 milliards de dollars en 2024. Ensuite, ces aides atteignent un sommet en Chine. Les entorses chinoises aux règles de l’Organisation mondiale du commerce étaient bien connues. La quantification apportée par l’OCDE révèle toutefois, de manière inédite, l’ampleur du phénomène.

« Si les niveaux des subventions ont augmenté dans la plupart des régions, les entreprises chinoises ont continué de bénéficier d’un soutien nettement plus important que leurs concurrentes dans d’autres pays, écrivent ainsi les spécialistes de l’institution internationale. Entre 2005 et 2024, elles ont reçu, en moyenne, trois à huit fois plus d’aides publiques que les entreprises basées dans les pays de l’OCDE, selon la région considérée. » Selon le rapport, 22 % des gains de part de marché réalisés à l’échelle mondiale par les entreprises qui se sont développées au cours des deux dernières décennies peuvent être attribués aux subventions qu’elles ont perçues, ce chiffre atteignant 60 % pour les entreprises chinoises. Autant dire que sans ces subventions, les groupes chinois, notamment automobiles, n’auraient jamais pu asseoir une telle expansion internationale. « Un quart des entreprises chinoises en Europe opère en réalité à perte », précise même le vice-président de la Commission, Stéphane Séjourné.

Des avantages concurrentiels déloyaux

Le secrétaire général de l’OCDE, Mathias Cormann, n’a pas hésité à en tirer toutes les conclusions. « Des subventions industrielles importantes et persistantes peuvent fausser les marchés mondiaux, créer des avantages concurrentiels déloyaux et contribuer à des excédents de capacité », a-t-il déclaré. L’OCDE se préoccupe de ces distorsions car si les entreprises n’affrontent plus commercialement à armes égales, « cela peut entraîner une prise de part de marché mondiale par des entreprises moins productives au détriment d’entreprises plus innovantes et efficaces, avec des conséquences à long terme sur l’innovation, la concurrence loyale et le soutien au commerce international », note l’organisation basée à Paris.

L’OCDE se flatte d’avoir mis au point une nouvelle méthode pour contrer le manque de transparence autour des subventions industrielles : ses experts ne se fient pas aux données divulguées par les pouvoirs publics, mais recensent les subventions effectivement octroyées aux entreprises. Pour alimenter leur base, les chercheurs ont étudié les rapports financiers de grandes entreprises internationales de quinze secteurs industriels clés.

Un défi pour l’Europe

Pour l’Europe, qui a mis toute son énergie ces dernières décennies à encadrer au plus près les aides des États membres à leurs industries nationales au nom du bon respect de la concurrence, cette pratique chinoise s’est révélée dévastatrice. Conséquence de ce soutien massif, la Chine se trouve aujourd’hui à l’avant-garde de l’automatisation de la production, une priorité de Pékin pour amortir le vieillissement de sa population. En 2025, malgré la guerre commerciale américaine, l’usine du monde a aussi conforté sa position prépondérante dans les échanges mondiaux grâce à son offensive sur l’industrie de demain, des voitures électriques aux technologies vertes. En 2025, l’excédent commercial du pays est ressorti à 1 189 milliards de dollars, en hausse de 20 % sur un an.

Les Européens ont compris depuis déjà quelques années que leurs champions ne pouvaient pas rivaliser face aux mastodontes chinois, d’où un changement de pied sous le second mandat d’Ursula von der Leyen vers des politiques davantage protectionnistes et une nouvelle attention à la politique industrielle. Bruxelles peine toutefois à bâtir une réponse commune à la déferlante chinoise, tant les intérêts divergent entre les acteurs du continent. « Selon la place où elles se situent dans la chaîne de valeur, les entreprises européennes expriment des souhaits très différents en termes d’ouverture commerciale ou de protection, commentait ce lundi, le député François-Xavier Bellamy (PPE), à l’occasion d’une réunion organisée par l’association Europresse. Nous tentons de tenir ensemble trois objectifs difficilement conciliables : la décarbonation, la souveraineté et l’accessibilité des produits industriels. C’est particulièrement visible dans le cas de la voiture. »

Par Anne de Guigné

 

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JASMINE rapproche l’UE et le Japon en semi-conducteurs

https://vipress.net/jasmine-rapproche-lue-et-le-japon-en-semi-conducteurs/

Le 12 Mai 2026 

Ce programme de 18 mois piloté par Chips JU vise à structurer la coopération entre l’Union européenne et le Japon dans les semi-conducteurs afin de sécuriser les chaînes d’approvisionnement, d’accélérer l’innovation et de développer des technologies durables et stratégiques.

Le projet JASMINE (Japan and EU Semiconductors: Mutual Innovation and Excellence) est officiellement lancé. Cette action de coordination et de soutien de 18 mois menée par Chips JU (Chips Joint Undertaking) et coordonnée par le Tyndall National Institute, s’inscrit dans le cadre des engagements pris lors du Conseil de partenariat numérique UE-Japon et du Sommet UE-Japon de Tokyo en 2025, qui a institué l’Alliance UE-Japon pour la compétitivité.

L’initiative repose sur une complémentarité naturelle entre les deux régions : le Japon excelle en science des matériaux, en équipements de production et en solutions d’encapsulation avancées, tandis que l’Union Européenne se distingue en recherche fondamentale, photonique, technologies quantiques et applications embarquées. JASMINE entend transformer cette synergie en actions concrètes autour de quatre axes principaux.

Sur le plan des chaînes d’approvisionnement, le projet cartographiera et suivra les flux de semi-conducteurs entre l’UE et le Japon afin d’identifier les complémentarités, les dépendances et les opportunités de R&D conjointe, tout en formulant des recommandations stratégiques pour renforcer la sécurité d’approvisionnement.

En matière de recherche, JASMINE développera des priorités communes dans des domaines tels que la logique avancée, le calcul haute performance, l’électronique de puissance et les nouveaux matériaux, en préparant le terrain pour de futures initiatives collaboratives.

Le projet met également un accent particulier sur le développement des talents, en encourageant la mobilité des chercheurs, ingénieurs et étudiants entre les deux régions, ainsi que les échanges de personnel et les bourses de recherche.

Enfin, sur le plan de la durabilité, JASMINE renforcera la coopération autour des méthodologies d’analyse du cycle de vie pour la fabrication des semi-conducteurs, en favorisant l’harmonisation réglementaire et un cadre commun de mesure de l’impact environnemental.

« Aujourd’hui, le succès dans le secteur des semi-conducteurs exige une collaboration radicale, assure Mircea Modreanu, coordinateur du programme JASMINE au Tyndall National Institute. Grâce au projet JASMINE, nous conjuguons les atouts uniques des écosystèmes de recherche européens et japonais pour relever les défis les plus urgents de l’industrie. Notre objectif est d’intégrer la compétitivité et la durabilité à long terme au cœur même du développement des semi-conducteurs. »

Les membres de JASMINE sont le Tyndall National Institute, ASML, Brno University of Technology (BUT), le CEA Leti, le CNRS, le Cabinet Décision Etudes & Conseil, le Fraunhofer Institute, l’imec, Infineon, Semi Europe, SiNano Institute, Sony Depthsensing Solutions (SDS), STMicroelectronics et Tokyo Electron (TEL). Semi et AVL son partenaire associé.

 

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L’Europe rassemble ses forces pour des détecteurs infrarouges souverains

https://vipress.net/leurope-unit-ses-forces-pour-des-detecteurs-infrarouges-souverains/

Le 27 Mai 2026

 

Piloté par Lynred et financé par l’Union européenne, le projet Spirit veut bâtir une chaîne d’approvisionnement 100% européenne pour les détecteurs infrarouges de nouvelle génération. Quinze partenaires de neuf pays (dont Exosens et le CEA) participeront à ce programme de 39 millions d’euros.

Lynred, spécialiste français de l’imagerie infrarouge, lance le projet Spirit, une initiative financée par le Fonds Européen de Défense (FED) visant à bâtir une chaîne d’approvisionnement entièrement européenne pour les détecteurs infrarouges haute performance destinés à la défense. Coordonné par Lynred depuis Grenoble, le consortium réunit 15 entités* issues de 9 pays (8 grandes entreprises, 3 PME, 2 ETI et 2 organismes de recherche) couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur, de la conception des circuits intégrés de lecture (ROIC) à la démonstration de caméras opérationnelles. Lynred, Exosens et le CEA sont les contributeurs français au projet.

Spirit devrait démarrer fin 2026 pour une durée de quatre ans, avec un budget total de 39,16 millions d’euros, dont près de 29 millions apportés par l’Union européenne, complétés par des cofinancements des ministères de la Défense et l’autofinancement des partenaires.

Au cœur du projet, l’ambition est de concevoir et livrer les trois premiers détecteurs infrarouges reposant sur une fonderie Cmos avancée entièrement souveraine, offrant des performances inédites, notamment une résolution supérieure à 3 mégapixels avec un pas de pixels inférieur à 7 µm. Ces détecteurs seront intégrés dans quatre prototypes de caméras testés dans des conditions réelles, pour des applications militaires telles que la détection de missiles, de drones, les usages navals ou la détection de camouflage.

Spirit s’inscrit dans la continuité des projets Heroic et Ecosystem, également menés dans le cadre du FED, dont il constitue la phase de maturation industrielle. « L’accès à une technologie Cmos avancée est essentiel pour tous les fabricants de capteurs infrarouges, souligne Pierre Jenouvrier, directeur de l’unité Produits Refroidis chez Lynred. Une collaboration dans ce domaine technologique était absolument nécessaire ; l’envergure du projet ne pouvait être supportée par une seule entreprise. »

L’originalité de Spirit réside donc dans son modèle de « coopétition » : Lynred, AIM et Exosens, les trois principaux fabricants européens de détecteurs infrarouges, habituellement concurrents, ont choisi de mutualiser leurs expertises et leurs investissements pour atteindre une masse critique impossible à réunir individuellement. « La disponibilité de circuits ROIC Cmos haute performance constitue un levier essentiel pour améliorer les performances des capteurs infrarouges de nouvelle génération », assure Rainer Breiter, vice-président des programmes modules IR chez AIM.

À terme, Spirit permettra aux fabricants européens de proposer un large portefeuille de démonstrateurs couvrant plusieurs bandes spectrales (SWIR étendu, MWIR T2SL et MCT) ouvrant de nouvelles capacités opérationnelles pour les forces de défense : allongement des distances de détection, meilleure identification des drones, retour d’information en temps réel et systèmes anti-drones à plus longue portée. L’enjeu ultime est de réduire durablement la dépendance de l’Europe aux technologies extérieures dans les domaines sensibles.

(*) AIM (Allemagne), Exosens (France/Belgique), Falconers (Estonie), CEA (France), MLT (Grèce), Integrated Detector Electronics AS – IDEAS (Norvège), Indra Espacio et Indra Sistemas (Espagne), EM&E Group (Espagne), E4D (Espagne), Leonardo (Italie), Kongsberg (Norvège), PCO (Pologne), CSL (Belgique)

Le Rendez-Vous de l'Europe : Subventions chinoises, le programme Jasmine, détecteurs souverains

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Le Rendez-Vous de l'Europe : Bon Anniversaire

Publié le par Jacques SAMELA.

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Les Européens célèbrent l'unité, les valeurs et la démocratie lors de la Journée de l'Europe 2026.

https://european-union.europa.eu/news-and-events/featured-news/europeans-celebrate-unity-values-and-democracy-europe-day-2026-2026-05-08_en?prefLang=fr

 

  • communiqué de presse
  • 8 mai 2026
  • Direction générale de la communication
  • 6 min de lecture

Le 9 mai, les Européens célébreront la Journée de l'Europe. Cette année marque le 76e anniversaire de la déclaration Schuman, qui a posé les fondements de l'Union européenne telle que nous la connaissons aujourd'hui et a inauguré une ère sans précédent de paix, de démocratie, de prospérité, d'intégration et de coopération sur le continent.

En 2026, la Journée de l'Europe marquera également deux étapes importantes : les 40 ans de l'adhésion du Portugal et de l'Espagne à l'UE et les 40 ans des premières célébrations officielles de la Journée de l'Europe.

Pour marquer l'événement, de nombreuses manifestations auront lieu dans les États membres de l'UE et au-delà, rassemblant des citoyens de tous horizons. Les institutions de l'UE ouvriront leurs portes aux visiteurs et proposeront des activités pédagogiques sur leurs travaux, comme chaque année.

Les bâtiments et monuments emblématiques d'Europe et du monde entier seront illuminés aux couleurs de l'UE.

Dans un monde en constante évolution, l’UE et ses institutions œuvrent à protéger la démocratie, à stimuler la prospérité et à renforcer la sécurité. La Journée de l’Europe est l’occasion pour les citoyens et leurs institutions de se réunir afin de célébrer leur communauté et leurs réussites communes.

Le Parlement européen invite les citoyens à découvrir comment la législation européenne façonne le quotidien et comment ils peuvent influencer l'avenir de l'Europe, sous le slogan « Venez voir la démocratie en action ». Les portes ouvriront à 10h00 (heure d'été d'Europe centrale) à Bruxelles avec un concert du Chœur du Parlement européen, suivi d'une cérémonie d'ouverture solennelle à 11h00 (heure d'été d'Europe centrale) dans l'Hémicycle, avec les discours de la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, et de la vice-présidente, Sophie Wilmès. Les visiteurs pourront participer à des quiz, des présentations et des débats, profiter d'activités pour toute la famille et assister à des concerts sur l'Esplanade. À  Luxembourg , des visites guidées de l'Europa Experience et une exposition sur la lutte contre la désinformation seront proposées. Le lendemain, un riche programme culturel est prévu à Wiltz, en présence de S.A.R. le Grand-Duc de Luxembourg.

Le Conseil européen / Conseil de l'Union européenne ouvrira ses portes au bâtiment Justus Lipsius à Bruxelles pour des visites guidées , offrant un aperçu exceptionnel du lieu où se prennent les décisions européennes clés. Chacun des 27 États membres tiendra un stand présentant sa culture, ses traditions et ses spécialités culinaires. Les enfants pourront participer à une chasse au trésor et à un jeu de questions-réponses amusant, tandis qu'un photomaton permettra aux visiteurs de prendre un selfie sur le tapis rouge, dans la peau d'un dirigeant européen.

La Commission européenne ouvrira ses portes au public à partir de 10h00 (heure d'été d'Europe centrale) dans son emblématique bâtiment de Berlaymont à Bruxelles , avec une allocution de la vice-présidente exécutive Teresa Ribera . Sous le slogan « L'instant de l'Europe », les visiteurs pourront explorer des espaces thématiques interactifs consacrés à la démocratie et aux valeurs, au climat, à la prospérité, à la justice sociale, à la sécurité et au rôle de l'Europe dans le monde, ainsi qu'à un parcours artistique et architectural. Les festivités se poursuivront en soirée avec un concert gratuit à partir de 18h30 (heure d'été d'Europe centrale) place des Palais à Bruxelles.

La Banque centrale européenne participera à l'Europa-Fest de Francfort , sur la place du marché historique du Römerberg, aux côtés de l'Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles et de l'Autorité de lutte anti-blanchiment. Les visiteurs pourront y rencontrer des experts et profiter de jeux interactifs. La Banque centrale européenne sera également présente au bâtiment Europa à Bruxelles, où des experts répondront aux questions sur l'euro, la refonte des billets et le projet d'euro numérique.

Le Service européen pour l'action extérieure ouvrira son siège bruxellois de 10h00 à 18h00 (CEST) et invitera les visiteurs à « Plonger au cœur de la diplomatie européenne ». Au programme : expositions interactives, rencontres avec les ambassadeurs de l'UE et visioconférences en direct avec des collaborateurs de l'UE du monde entier. L'événement proposera également « Le monde en une journée », une célébration culturelle avec musique, danse, football freestyle, ateliers créatifs et activités familiales. Une cérémonie d'ouverture aura lieu à 11h00 (CEST) en présence de représentants des pays partenaires et des organisations internationales.

Le Comité européen des régions ouvrira ses portes à Bruxelles à l'occasion de la Journée de l'Europe et invitera les visiteurs à découvrir le fonctionnement de cette institution qui représente les régions et les villes d'Europe, ainsi que l'action des élus régionaux et locaux. Les visiteurs pourront s'informer sur le rôle et les activités du Comité, explorer ses groupes politiques et découvrir la diversité culturelle européenne lors du Festival des régions et des villes, qui présentera des projets, de l'artisanat et proposera des dégustations de produits locaux.

Le Comité économique et social européen (CESE) accueillera le public dans ses locaux bruxellois , situés rue Belliard 99-101, de 10h00 à 18h00 (heure d'Europe centrale). Les visiteurs pourront rencontrer les membres et le personnel, participer à des visites guidées en plusieurs langues de l'UE et découvrir comment la société civile influence les politiques européennes. Au programme : stands thématiques, jeu de puzzle avec autocollants, caricaturiste, atelier de création de cartes postales, musique en direct et animations pour enfants. Les membres français du CESE participeront également à la Fête de l'Europe à Paris.

La représentation permanente du Groupe Banque européenne d'investissement présentera le rôle et les activités du Groupe dans le bâtiment Europa à Bruxelles . Des quiz interactifs et des vidéos mettront en lumière les investissements réalisés dans les 27 États membres de l'UE. Le 10 mai, des collègues du siège à Luxembourg animeront le même stand au Village de l'UE à Wiltz, au Luxembourg.

À Strasbourg et à Luxembourg, les institutions de l'UE ouvriront également leurs portes en mai. La journée portes ouvertes du Parlement européen à Strasbourg aura lieu le 17 mai, avec des visites de l'hémicycle et un programme civique et culturel complet. À Luxembourg, la Journée de l'Europe sera célébrée le 9 mai avec des événements culturels et des stands d'information dans les locaux du Parlement, au Grand-Duché.

Dans toute l'UE et à travers le monde, dans chaque État membre, les représentations de la Commission européenne et les bureaux de liaison du Parlement européen organiseront des événements locaux pour la Journée de l'Europe : débats publics, visites scolaires, expositions et manifestations culturelles. Au-delà de l'Europe, les délégations de l'UE célébreront l'événement par des manifestations publiques et des actions de sensibilisation dans le monde entier. Des bâtiments emblématiques du monde entier seront illuminés aux couleurs de l'UE.

Arrière-plan

Aujourd'hui, la Commission européenne a publié une nouvelle enquête Eurobaromètre qui révèle qu'une large majorité d'Européens perçoivent les avantages de l'appartenance à l'UE et considèrent cette dernière comme un pilier de stabilité et de sécurité. Près des trois quarts des Européens estiment que leur pays a bénéficié de son appartenance à l'UE . Dans un contexte mondial difficile, les Européens voient de plus en plus l'UE comme une source de stabilité, et le soutien à une politique commune de défense et de sécurité atteint un niveau record. Les trois quarts des personnes interrogées (75 %) se disent citoyennes de l'UE , un niveau qui égale le record absolu enregistré au printemps 2025.

Pour plus d'informations

Journée de l'Europe 2026

Journée de l'Europe – Parlement européen

Journée de l'Europe – Conseil européen/Conseil de l'Union européenne

Journée de l'Europe – Commission européenne

Journée de l'Europe – Banque centrale européenne 

Journée de l'Europe – Service européen pour l'action extérieure

Journée de l'Europe – Comité européen des régions

Journée de l'Europe – Comité économique et social européen

Journée de l'Europe – Groupe Banque européenne d'investissement

Enquêtes - Eurobaromètre

Détails

Date de publication : 8 mai 2026

Auteur : Direction générale de la communication

 

En plus

https://www.touteleurope.eu/dossier/journee-de-l-europe/

https://www.eib.org/fr/events/eib-europe-day-2020

 

Le Rendez-Vous de l'Europe : Bon Anniversaire

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Le Rendez-Vous de l'Europe : Le choix (Clair) des hongrois

Publié le par Jacques SAMELA.

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Elections législatives en Hongrie : le leader de centre droit Péter Magyar remporte une super-majorité, Viktor Orban reconnaît sa défaite

https://www.franceinfo.fr/monde/europe/elections-legislatives-en-hongrie-le-premier-ministre-sortant-viktor-orban-reconnait-sa-defaite-face-au-leader-de-centre-droit-peter-magyar_7932968.html

Publié le 12/04/2026

 

Une page se tourne en Hongrie, avec la défaite de Viktor Orban. Le parti Tisza du conservateur pro-européen Peter Magyar a remporté, dimanche 12 avril, une super-majorité des deux tiers au Parlement, selon un décompte officiel portant sur 97% des bureaux de vote. Il obtiendrait 138 sièges sur 199, contre 55 pour le parti Fidesz du Premier ministre sortant. "Ensemble, nous avons fait tomber le régime Orban. Nous avons libéré la Hongrie, nous avons repris notre patrie", s'est-il félicité devant des dizaines de milliers de partisans à Budapest.

La victoire est "douloureuse pour nous, mais claire", a acté Viktor Orban, au pouvoir depuis seize ans, dans la soirée. "Nous servirons notre pays et la nation hongroise dans l'opposition", a assuré le dirigeant populiste. Le leader de centre droit Peter Magyar avait annoncé plus tôt sur Facebook (Nouvelle fenêtre) avoir reçu un appel téléphonique de son adversaire pour le "féliciter" pour sa victoire.

"Les Russes, rentrez chez vous"

"La Hongrie a choisi l'Europe. L'Europe a toujours choisi la Hongrie. Ensemble, nous sommes plus forts", a aussitôt réagi Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, sur X (Nouvelle fenêtre). "Ce soir, le cœur de l'Europe bat plus fort en Hongrie", a-t-elle ajouté en hongrois (Nouvelle fenêtre). "Je viens de m'entretenir avec Peter Magyar pour le féliciter de sa victoire en Hongrie", a également fait savoir Emmanuel Macron, sur X (Nouvelle fenêtre), saluant "une victoire de la participation démocratique, de l'attachement du peuple hongrois aux valeurs de l'Union européenne et pour la Hongrie en Europe".

Ces résultats ont une résonnance particulière dans le contexte de la guerre en Ukraine, du fait de la proximité entretenue par Viktor Orban avec la Russie. "Les Russes, rentrez chez vous", a lancé le Premier ministre polonais Donald Tusk. En France, le président du RN, Jordan Bardella, a rendu hommage à Viktor Orban, "un grand patriote, qui aura achevé durant son mandat le rattrapage économique de la Hongrie, promu des politiques familiales qui ont permis de protéger la natalité, et défendu les frontières de son pays et de l'Europe face aux flux migratoires".

Kiev salue une "défaite" de la "propagande anti-ukrainienne"

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a félicité Péter Magyar pour sa "victoire éclatante" et s'est dit prêt à "un travail constructif conjoint (...) pour la paix, la sécurité et la stabilité en Europe". Son ministre des Affaires étrangères, Andriy Sybiha, a salué "la défaite des politiques de chantage et de propagande anti-ukrainienne", auxquelles "les Hongrois ont clairement dit : 'ça suffit'". Selon lui, ce désaveu de Viktor Orban "aura des conséquences pour les autres partis et mouvements en Europe qui tiennent des propos similaires".

Le chef de la diplomatie ukrainienne a annoncé la levée de la recommandation à ses ressortissants de ne pas voyager en Hongrie. "La gravité et les risques accrus de provocations qui avaient motivé ces restrictions diminuent", a-t-il estimé, en évoquant la fin de la campagne électorale hongrois, "marquée malheureusement par de nombreuses manipulations concernant l'Ukraine".

Le Rendez-Vous de l'Europe : Le choix (Clair) des hongrois

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Le Rendez-Vous de l'Europe : Le choix de Lille, accord de libre-échange

Publié le par Jacques SAMELA.

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Le siège de la future autorité douanière de l'UE sera établi à Lille, en France

https://www.europarl.europa.eu/news/fr/press-room/20260323IPR38814/le-siege-de-la-future-autorite-douaniere-de-l-ue-sera-etabli-a-lille-en-france

Le 25/03/26

Mercredi, le Parlement et le Conseil de l’UE ont décidé d'établir le siège de la future autorité douanière de l'Union européenne dans la ville de Lille, en France.

Conformément à la procédure convenue, le Parlement et le Conseil de l’UE ont d'abord sélectionné mercredi matin une liste restreinte comprenant chacun deux sites prioritaires. Les équipes de négociation des deux institutions se sont ensuite réunies pour prendre une décision définitive sur le siège de la nouvelle autorité de l'UE.
Lors de l'audition organisée au Parlement européen le 28 janvier dernier, Lille a mis en avant sa situation géographique stratégique et son excellent réseau de liaisons, son expérience dans la gestion de flux de marchandises importants, ainsi que la disponibilité prochaine d'un bâtiment. De plus, elle a proposé de prendre en charge les frais liés à l’entretien de l'autorité.


Citation


Le rapporteur du Parlement chargé de ce dossier, Dirk Gotink (PPE, NL), a déclaré après le vote : "Cette journée marque une étape importante pour l’Union douanière européenne. Dans une décision commune, le Parlement et le Conseil ont choisi Lille, en France, pour accueillir la nouvelle autorité douanière de l'UE. C'est le bon choix. La France est l'un des principaux acteurs douaniers en Europe ; un colis sur trois entrant dans l'UE transite par le territoire français. La situation stratégique de Lille, au carrefour de l'Europe, en fait le pôle naturel pour cette autorité. Cela envoie un signal clair : la France jouera un rôle central dans l'avenir de notre union douanière."


Point presse


À l'issue du vote, le rapporteur du Parlement chargé de ce dossier, Dirk Gotink (PPE, NL), et l'ambassadrice Christina Rafti, représentant la présidence du Conseil de l'UE, ont tenu un bref point presse, que vous pouvez revoir ici : https://audiovisual.ec.europa.eu/en/media/video/I-287054


Contexte


L'Autorité douanière de l'Union européenne (EUCA) sera créée dans le cadre de la refonte du code des douanes de l'UE lancée par la Commission en 2023. Les négociations entre les députés européens et le Conseil en sont désormais à leur phase finale. L'accord final sur la réforme mentionnera également le lieu d'implantation du siège de l'EUCA, tel qu'il a été décidé aujourd'hui. L'Autorité douanière de l'UE sera la deuxième agence de l'UE créée depuis que la Cour de justice de l'Union européenne a statué que le Parlement et le Conseil devaient décider conjointement du lieu d'implantation des agences décentralisées de l'UE. La première autorité dont le siège a été choisi dans le cadre de ce processus conjoint a été l'Autorité de lutte contre le blanchiment de capitaux (AMLA), le 22 février 2024, située à Francfort en Allemagne.

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Après huit ans de négociations, l'Union européenne et l'Australie concluent un accord de libre-échange

https://www.touteleurope.eu/l-ue-dans-le-monde/apres-huit-ans-de-negociations-l-union-europeenne-et-l-australie-concluent-un-accord-de-libre-echange/

Publié le 24.03.2026

 

"Après huit ans de négociations, l'Union européenne et l'Australie concluent un accord de libre-échange"

En déplacement à Canberra, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a achevé mardi 24 mars les négociations sur un accord réduisant fortement les droits de douane avec l'Australie. Les deux partenaires renforcent également leur coopération militaire, tandis que l'UE sécurise son accès aux matières premières critiques. 

Huit ans après le lancement des négociations en 2018, l'Union européenne et l'Australie ont conclu mardi 24 mars un accord de libre-échange à Canberra. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a officialisé la suppression de plus de 99 % des droits de douane sur les produits européens.

Les négociateurs sont finalement parvenus à dépasser les deux principaux sujets de discorde, qui avaient fait capoter une première version de l'accord en 2023 : l'usage, par l'Australie, de certaines appellations géographiques européennes et l'ouverture du marché européen au bœuf australien. 

Les bouleversements géopolitiques récents ont aussi favorisé un rapprochement plus rapide : "Le commerce des matières premières critiques est facilement perturbé par des chocs économiques ou géopolitiques, de sorte que des accords avec des partenaires fiables sont essentiels", explique ainsi un communiqué de la Commission européenne.

Un tiers d'exportations supplémentaires

Selon la Commission européenne, cet accord pourrait faire grimper les exportations européennes vers l'Australie d'un tiers. Les secteurs les plus concernés sont les produits laitiers (+48 %), les véhicules (+52 %) et les produits chimiques (+20 %). Les marchés australiens des services financiers et des télécommunications s'ouvriront également aux entreprises européennes, tandis que les véhicules électriques bénéficieront d'exonérations fiscales.

Dans l'agriculture, de nombreux produits européens, comme les fromages, le vin, le chocolat ou les fruits et légumes, seront exonérés de droits de douane. En provenance d'Australie, des quotas sont maintenus pour les biens sensibles comme certains produits laitiers, le sucre ou le bœuf.

Canberra a accepté de protéger les appellations de 165 produits alimentaires européens et de 237 spiritueux, mais pourra continuer à en utiliser certaines comme "parmesan", "feta" ou "prosecco" sous certaines conditions.

Minéraux critiques et défense

L'accord sécurise également l'accès aux matières premières critiques : l'Australie est un important producteur d'aluminium, de lithium et de manganèse, essentiels pour les batteries et les panneaux solaires.

Un volet consacré à la défense complète le partenariat. L'UE et l'Australie prévoient de renforcer leur coopération en sécurité maritime, cybersécurité et lutte contre les ingérences. Enfin, des négociations vont s'ouvrir pour associer l'Australie au programme de recherche Horizon Europe.

L'accord doit encore être approuvé par le Parlement européen et le Conseil de l'UE, puis ratifié par l'Australie avant d'entrer en vigueur.

 

Le Rendez-Vous de l'Europe : Le choix de Lille, accord de libre-échange

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Le Rendez-Vous de l'Europe : Galileo, investissements industriels, EU Inc

Publié le par Jacques SAMELA.

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Pourquoi l’Europe veut renforcer Galileo en se dotant d’un «super GPS»

https://www.lefigaro.fr/economie/pourquoi-l-europe-veut-renforcer-galileo-en-se-dotant-d-un-super-gps-20260312?utm_source=premium&utm_medium=email&utm_campaign=20260312_NL_ECONOMIE&een=4a95be661899427ee6aa70e0e909d272&seen=2&m_i=WXN9sN138fijszbD%2BP6j4JBOFt4a%2BWLKVmOhvrWLgfjvXiEWcgK8C9LWwv5aRsmxplCZnJ7qJwK2qpvJdoibdbL6nWdmfH5iWv

 

DÉCRYPTAGE - Les deux premiers satellites de la mission Celeste doivent être lancés le 24 mars prochain, depuis la Nouvelle-Zélande.

Doter l’Europe d’un « super GPS », c’est-à-dire d’un système de navigation et de positionnement par satellites multi-orbites, afin de gagner en performance, en précision et en robustesse face aux menaces de brouillage et de leurrage. Cela, en renforçant le GPS européen, Galileo. Pleinement opérationnel à l’échelle mondiale depuis 2016, celui-ci est constitué de 28 satellites qui tournent en orbite moyenne (MEO) à 24 000 km de la Terre. Il a complété le système Egnos, avec ses trois satellites placés en orbite géostationnaire (GEO, à 36 000 km de la Terre), mis en service en 2004, notamment en charge de la navigation aérienne et maritime.

Bas du formulaire

C’est donc pour créer un super GPS que l’Agence spatiale européenne (Esa)* a lancé le programme FuturNav en 2022. L’Esa s’apprête entrer dans le vif du sujet, avec le lancement de la mission de démonstration Celeste, destinée à tester une « petite sœur » de Galileo, selon l’expression de l’agence. Elle est composée d’une constellation de 11 petits satellites, déployés à 500 km de la Terre. Les deux premiers engins, des « cube Sats » de 30 kg, doivent être lancés, au plus tôt le 24 mars prochain, par Electron, la petite fusée de la société américaine d’origine néo-zélandaise Rocket Lab.

L’Esa s’est tourné vers une fusée étrangère car « il n’y avait pas de créneau disponible sur les lanceurs européens. Et nous sommes contraints par le calendrier d’utilisation des fréquences allouées pour Celeste », explique Alan Le Priellec, ingénieur systèmes de l’Esa. Les autres satellites, des engins de 70 à 100 kg, devraient en revanche être lancés, en 2027, par une fusée européenne - Ariane 6 ou le petit lanceur italien Vega C - ou par un des mini-lanceurs en cours de développement, tel que Maia, de Maia Space (filiale d’Ariane Group, le constructeur d’Ariane). Les satellites et les deux stations sol (basées à Berlin et à Madrid) ont été confiés à deux consortiums européens. Le premier est piloté par Thales Alenia Space (TAS, filiale de Thales et de l’italien Leonardo) France et Italie ; le second par l’espagnol GMV Aerospace & Defence, avec l’allemand OHB.

« Celeste, qui apporte une couche supplémentaire en orbite basse à Galileo, a trois objectifs : démontrer ses bénéfices en termes de performance et de robustesse, éprouver de nouvelles technologies et générer de nouveaux services », détaille Alan Le Priellec. La constellation fonctionnera de façon synchronisée avec Galileo« En étant plus proche de la Terre, Celeste aura un signal plus puissant et plus précis (de l’ordre de 10 cm) qui sera réceptionné en temps réel grâce à un temps de latence quasi nul, en particulier dans les environnements où le signal de Galileo “passe mal”, comme c’est le cas dans les milieux très urbanisés, les immeubles ou encore les zones polaires où le temps de latence excède plusieurs minutes », explique Michel Monnerat, directeur des offres et projets avancés en navigation de TAS.

Une future constellation de 200 satellites

Une amélioration de performances qui répond aux besoins de nombreuses applications, qui ne peuvent se permettre de perdre le signal, telles que les réseaux de transport d’énergie, les voitures autonomes ou les armements (missiles de croisière, bombes, artillerie longue portée, drones militaires…). Les régions en conflit - Ukraine, Moyen-Orient notamment - subissent régulièrement des opérations massives de brouillage des signaux du GPS et de Galileo. Les infrastructures spatiales ne sont pas non plus à l’abri de cyberattaques et autres manœuvres hostiles en orbite.

L’Esa a pris l’initiative de lancer Celeste afin de préparer le lancement d’un futur programme. La mission de démonstration a reçu le soutien d’une large majorité d’États membres de l’Esa qui se sont mis d’accord pour mobiliser 728 millions d’euros, dont 485 millions décidés fin 2025. Celeste prépare et « dérisque » les technologies d’un futur programme « qui devrait être décidé à partir de 2028 », précise Alan Le Priellec. La future constellation en orbite basse devrait compter 200 satellites pour livrer des services complets (civils et militaires, NDLR) et « devrait, comme Galileo, être financée par la Commission européenne ». Quant à son budget, il n’a pas été rendu public. Dans ce cadre, Galileo, qui a coûté 7 milliards, restera « la colonne vertébrale » du futur système multiorbites.

En se dotant d’un tel système, qui interconnectera les trois GPS (Egnos, Galileo et le successeur de Celeste), l’Europe renforcera son autonomie stratégique mais aussi économique. Galileo compte près de 5 milliards d’utilisateurs dans le monde : des particuliers, via leur smartphone, mais aussi les entreprises de tous les secteurs (banque, transport, automobile, réseaux d’énergie, etc.), les gouvernements, les armées. Le monde d’aujourd’hui serait handicapé sans GPS. « Selon une étude américaine, une coupure totale du GPS coûterait entre 1 et 1,5 milliard de dollars par jour à l’économie des États-Unis. L’impact serait du même ordre de grandeur pour l’économie européenne », illustre Michel Monnerat.

Le Vieux Continent n’est donc pas le seul à vouloir renforcer cette infrastructure critique, en lui ajoutant une composante en orbite basse, qui à terme serait également interconnectée à Iris2, sa future constellation de connectivité spatiale. C’est le cas des États-Unis, pour leur GPS, mais aussi de la Chine, pour le système Beidu, et de la Russie pour Glonas. Outre-Atlantique, le Pentagone et la Nasa testent des solutions qui s’appuieraient sur Starlink, la constellation d’internet spatial de SpaceX. L’objectif étant d’utiliser les signaux de communication pour faire aussi du positionnement.

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2026/01/galileo-deja-bien-parmi-nous.html

*https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/04/l-esa-rampe-de-lancement-pour-l-europe-spatiale.html

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 08/03/26
Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 08/03/26

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 08/03/26

« On va passer du rêve à la réalité » : Bruxelles dégaine « EU Inc », ce passeport européen tant attendu par les start-ups

https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/on-va-passer-du-reve-a-la-realite-bruxelles-degaine-eu-inc-ce-passeport-europeen-tant-attendu-par-les-start-up-20260317?utm_source=CRM&utm_medium=email&utm_campaign=20260318_NL_TECHWEB&een=4a95be661899427ee6aa70e0e909d272&seen=2&m_i=Mf2MU1kQuvo45PChZwhLbIYmoiFh1x4hp9D_uPKS4%2B3FZgQ58MQ1gQy2z3bFObh_zq3ADDH7pwc_f7Hw7C8p57CibD7kaU7kMu

Le 18/03/26

 

DÉCRYPTAGE - Ce nouveau statut permettra de lancer une activité dans n’importe quel pays européen en une poignée de jours et avec un minimum de contraintes. Il doit permettre aux start-ups de gagner en agilité et donc en attractivité auprès des investisseurs.

Ce n’est pas encore le marché unique, mais les start-ups ne comptent pas faire la fine bouche. Depuis plusieurs années, elles poussent l’idée d’un passeport professionnel leur permettant de s’établir en quelques jours dans n’importe quel État membre, afin d’y vendre leurs produits et services. La Commission, qui présente mercredi son projet de 28e régime, rebaptisé « EU Inc », les a entendues. Pour moins de 100 euros, il permettra à n’importe quelle entreprise de s’enregistrer dans un registre numérique sous ce statut paneuropéen à partir du pays où elle s’est créée.

Une fois inscrite, elle pourra depuis Paris se lancer à l’assaut du marché espagnol, allemand ou autrichien, par exemple, dans les plus brefs délais, sans s’acquitter de l’innombrable paperasserie nécessaire jusqu’ici pour s’y installer. « Il faut se rendre compte de la complexité pour une société européenne de vendre à travers le continent. Ce projet est dans les tuyaux depuis longtemps, on va passer du rêve à la réalité », se réjouit Hala Fadel, managing partner au sein du fonds Eurazeo, l’un des principaux investisseurs européens.

Même son de cloche chez France digitale. « Nos premières contributions sur le sujet datent de trois à quatre ans. Mais la Commission a accouché d’un texte ambitieux », indique Maya Noël, la directrice générale du lobby français des start-up. D’autant plus ambitieux qu’il prendra la forme d’un règlement et non d’une directive qui aurait pu être affaiblie par le jeu des transpositions nationales. Plus qu’une simple opportunité, EU Inc est vital, à entendre Pascal Canfin, négociateur sur le texte pour le groupe Renew au Parlement. « Lorsqu’une start-up commençant son activité en France ou en Allemagne veut passer à l’échelle, c’est actuellement plus facile pour elle de créer une deuxième filiale aux États-Unis plutôt qu’en Europe. Nous voulons en finir avec ce paradoxe », rappelle-t-il.

Les start-ups, agiles et internationales

Les start-ups sont à l’évidence les entreprises qui devraient le plus bénéficier de ce nouveau statut. Agiles et internationales par nature, à la recherche de taux de croissance à deux chiffres, elles verront sans doute une opportunité énorme dans la possibilité d’accéder rapidement à un marché de 450 millions de consommateurs, avec le moins d’obstacles possibles. « Ce temps économisé sur les contraintes réglementaires, dans l’époque actuelle, c’est ce qui peut faire la différence entre une bonne entreprise et une licorne ou une décacorne (valorisée plus de 10 milliards d’euros, NDLR) », explique encore Hala Fadel.

Une autre mesure, particulièrement attendue par les start-ups, concerne le sort des stock-options distribuées aux salariés dans leur package de rémunération. Aujourd’hui, les disparités sociales et fiscales entre États membres font de l’implémentation de ces dispositifs un vrai casse-tête. « C’est possible dans certains États membres, pas possible dans d’autres, cela suscite des frais abyssaux auprès des cabinets d’avocats. Le fait que le 28e régime propose une harmonisation est un bon signal », indique Clotilde Hocquard, en charge des affaires publiques pour France digitale.

L’Europe gagne en attractivité

Pour Hala Fadel, ce passeport va également permettre à certaines start-ups d’émerger sur la carte des fonds de capital-risque ou de capital-investissement. « Nous avons beaucoup d’exemples d’entrepreneurs d’Europe de l’Est qui, faute de juridictions crédibles dans leur pays d’origine aux yeux des investisseurs internationaux, rataient des opportunités. Ils allaient s’implanter aux États-Unis », indique la dirigeante. Avec EU Inc, ils pourront bénéficier d’une carte de visite bien plus attirante. Pour la dirigeante, cette mesure rend l’Union européenne « beaucoup plus attractive par rapport aux États-Unis et à la Chine ».

Pascal Canfin rappelle d’ailleurs que le régime pourrait s’adresser aux entrepreneurs européens mais également à ceux, venus des autres régions du monde, désireux de venir s’implanter en Europe. « Dans le contexte de relocalisation et d’attraction des talents, EU Inc est une bonne marque. Nous voulons que l’innovation change d’échelle en Europe », insiste-t-il. À entendre Maya Noël, ce 28e régime ne préempte toutefois pas les nécessaires avancées sur la constitution d’un marché européen des capitaux. Pas plus que les débats sur la possible création d’un mécanisme de préférence européenne ou de volumes substantiels de commande publique. « EU Inc est un bel objet, il faut construire par-dessus et, surtout, aller vite, maintenant », conclut-elle.

https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/vous-doutez-encore-de-l-europe-allez-au-diable-d-helsinki-a-berlin-recit-d-une-semaine-ou-la-tech-europeenne-a-releve-la-tete-20251122

 

Le Rendez-Vous de l'Europe : Galileo, investissements industriels, EU Inc

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Le Rendez-Vous de l'Europe : Sa Souveraineté Industrielle

Publié le par Jacques SAMELA.

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La Commission européenne présente son plan pour rétablir la souveraineté industrielle de l’Europe

https://www.lejournaldesentreprises.com/article/la-commission-europeenne-presente-son-plan-pour-retablir-la-souverainete-industrielle-de-leurope-2138197?utm_source=20260304%20BRIEF_ALL_PRO%20Le%20brief%20%C3%A9co%20du%20soir%20en%20France%20(20260304_180536)&utm_medium=Newsletters_JDE

le 4 mars 2026

 

Création d’une "préférence européenne" pour les marchés et subventions publics, imposition de règles précises pour les investissements étrangers et création de zones d’industrialisation prioritaires… La Commission européenne a présenté sa loi d’accélération industrielle le 4 mars. Elle sera désormais soumise à l’examen du Parlement et du Conseil.

Après plusieurs reports, et de longs débats, la Commission européenne a enfin présenté sa loi sur l’accélération industrielle, le 4 mars 2026. Ce texte introduit notamment la notion de "préférence européenne" en cas de mobilisation d’argent public et modifie les conditions pour les investissements étrangers. Il était attendu par plusieurs filières, notamment celle de l’automobile.

L’objectif est de "ramener l’industrie à 20 % du PIB européen d’ici 2035 contre 14 % aujourd’hui", a expliqué Stéphane Séjourné, vice-président exécutif chargé de la prospérité et de la stratégie industrielle.

La préférence européenne pour des secteurs et produits critiques

Ce texte propose la mise en place d’une préférence européenne, "lorsque l’argent public est en jeu avec les marchés publics, les aides à l’achat ou les subventions directes", a précisé Stéphane Séjourné.

Les industries à forte intensité énergétique (travaillant l’aluminium, le ciment, l’acier et dans le domaine de la chimie bas carbone), l’automobile (véhicules électriques, hybrides rechargeables, y compris camions et bus) et les technologies propres (batteries, éolien, électrolyseurs, pompes à chaleur, photovoltaïque, nucléaire) sont concernées.

25 %

Les appels d’offres et dispositifs de soutien publics devront intégrer 25 % d’acier et d’aluminium ou encore 5 % de ciment européen en 2030.

"Pour chaque secteur [précédemment cité], nous exigeons un certain nombre ou pourcentage de composants critiques originaires d’Europe", détaille le vice-président.

Concrètement, dans ces domaines stratégiques, les appels d’offres et dispositifs de soutien publics devront intégrer 25 % d’acier et d’aluminium ou encore 5 % de ciment européen en 2030.

Ces exigences vont même jusqu’à l’identification de certains composants : la cellule dans les batteries ou encore l’onduleur, qui convertit le courant continu en courant alternatif, dans le panneau solaire.

Des pays "partenaires de confiance" intégrés

Pour ce texte, il a aussi fallu définir la zone géographique du "fabriqué en Europe". Elle se compose des pays de l’UE et de ceux de l’Espace économique européen (Islande, Liechtenstein et Norvège).

Les "partenaires de confiance", avec lesquels l’UE a des accords commerciaux, s’ajoutent à cette liste. "Nous exclurons par acte délégué, ceux qui ne jouent pas le jeu, ou encore qui représentent un risque pour notre sécurité économique", a prévenu Stéphane Séjourné.

Les conditions pour les investissements étrangers vont changer

Le texte propose que les investissements de plus de 100 millions d’euros, réalisés dans des secteurs stratégiques (batteries, véhicules électriques, photovoltaïque, matières premières critiques) et issus d’un pays étranger qui dispose d’une part de marché mondiale de plus de 40 % dans le secteur concerné, répondent à des critères spécifiques.

4

Quatre critères devront être respectés pour les investissements étrangers.

Les investissements étrangers en Europe devront notamment répondre à au moins trois conditions parmi les suivantes : réaliser des transferts de technologie, limiter la participation étrangère à 49 % du capital, réaliser des partenariats avec des entités européennes, investir 1 % du chiffre d’affaires mondial en R & D dans l’UE ou bien que 30 % des composants achetés du produit fini doivent provenir de la chaîne de valeur européenne. Sans oublier, la condition (celle-ci obligatoire) d’avoir un impact positif en termes d’emplois en Europe.

Des zones d’industrialisation prioritaires lancées

Face à la longueur des délais administratifs qui "freinent l’investissement", selon Stéphane Séjourné, la Commission européenne propose en outre la création de zones d’industrialisation prioritaires.

Ces zones permettront aux entreprises d’avoir accès à des facilitations d’obtention de permis, d’accès à l’énergie, aux matières premières et aux financements. Elles s’accompagneront de guichets numériques uniques harmonisés à l’échelle de l’UE.

Pour la France "le compte n’y est pas"

Ce règlement présenté par la Commission sera désormais négocié par le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne avant son adoption et son entrée en vigueur. Pour Stéphane Séjourné, il faut désormais "aller vite" pour apporter de la stabilité aux entreprises.

Les débats au Parlement s’annoncent déjà riches. Roland Lescure, ministre de l’Economie et Sébastien Martin, ministre français de l’Industrie ont estimé conjointement que cette proposition "n’est qu’un premier pas car le compte n’y est pas". Pour les ministres, "ce qui est proposé n’est pas encore suffisamment protecteur de nos intérêts. Les avantages donnés à ceux qui produisent en Europe doivent être clairement renforcés". La France va donc se mobiliser pour "muscler le texte" au Parlement et au Conseil.

Le Rendez-Vous de l'Europe : Sa Souveraineté Industrielle

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Le Rendez-Vous de l'Europe : 1ère puissance, Valeur refuge, Compétitive

Publié le par Jacques SAMELA.

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L'Union européenne, première puissance commerciale au monde

https://www.touteleurope.eu/l-ue-dans-le-monde/l-union-europeenne-premiere-puissance-commerciale-au-monde/

Publié le 01.02.2026

 

L'Union européenne est la première puissance commerciale du monde, devant les États-Unis et la Chine. Elle représente près de 16 % des échanges de biens et services en 2024. Si sa part diminue lentement depuis une vingtaine d'années, elle reste compétitive et exporte chaque année plus qu'elle n'importe. Ses échanges extérieurs représentent environ 30 % du PIB, reflétant une économie particulièrement ouverte sur le monde. 

Les exportations de l'UE reposent surtout sur des produits à forte valeur ajoutée : machines-outils, équipements électriques, aéronautique, automobiles, chimie et produits pharmaceutiques, ainsi que des services comme le tourisme. En revanche, l'UE importe surtout des matières premières, des produits agricoles et de l'énergie. Ses principaux partenaires commerciaux sont la Chine et les États-Unis pour les importations, les États-Unis, le Royaume-Uni et la Chine pour les exportations.

La force commerciale de l'UE repose notamment sur son organisation. À l'intérieur du marché unique, les échanges se font sans droits de douane, ce qui favorise le commerce entre États membres. À l'extérieur, l'UE mène une politique commerciale commune. Elle négocie au nom des 27 États, ce qui lui donne beaucoup plus de poids qu'un pays seul et lui permet de défendre efficacement ses intérêts dans le monde.

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 25/01/26

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 25/01/26

 

Export : quand l'Europe devient une valeur refuge pour les PME face à Trump et aux menaces chinoises

https://www.lesechos.fr/pme-regions/actualite-pme/export-quand-leurope-devient-une-valeur-refuge-pour-les-pme-face-a-trump-et-aux-menaces-chinoises-2214337#utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_email_type=retention&utm_campaign=lec_matinale_gratuite&utm_email_send_date=20260206

Publié le 06 février 2026

 

Malgré les menaces internationales croissantes, le dernier baromètre de Bpifrance révélé par « Les Echos » montre des envies d'export qui ne fléchissent pas. Mais elles devraient cette année se recentrer sur l'UE, jugée moins risquée que le grand export.

Les menaces de Donald Trump, la pression concurrentielle de la Chine, les hausses de frais de douane, n'ont pas vraiment entamé les envies d'export des TPE-PME françaises. En revanche, elles n'hésitent pas à rebattre les cartes, faisant plus que jamais de l'Union européenne leur valeur refuge. C'est ce qui ressort du troisième baromètre annuel de Bpifrance sur les TPE-PME et l'export, présenté ce vendredi et dévoilé en exclusivité par « Les Echos ».

Près de 24 % des 4.700 dirigeants sondés à l'automne 2025 comptent vendre, cette année, au-delà des frontières de l'Hexagone. Soit 2 points de moins qu'un an plus tôt et 1 point de plus qu'en 2023.

« On s'attendait à plus de changements sur les intentions ; or on est vraiment sur l'épaisseur du trait. Il n'y a pas de montagne russe sur les chiffres », constate Olivier Vincent, directeur exécutif Export chez Bpifrance. La bonne nouvelle vient des montants : 19 % des TPE-PME, notamment dans l'industrie, prévoient de les augmenter (contre 15 % un an plus tôt) et 14 % de les réduire (contre 13 %), soit un écart de 5 points. « On ne revient certes pas au niveau de 2023, mais c'est un retour de perspectives d'export », souligne l'expert

Surtout, le terrain de jeu des petites et moyennes entreprises tricolores se modifie. Echaudées par les tensions et les volontés de protectionnisme, elles regardent d'un oeil plus méfiant le grand export. Les exportations hors UE ralentiraient en 2026, avec un « solde d'opinion » (la différence entre la proportion de ceux qui veulent exporter et ceux qui ne le souhaitent pas) en baisse de 5 points sur un an, et des montants en diminution, surtout en Amérique du Nord mais aussi en Amérique Latine, au Moyen-Orient et en Afrique.

A l'inverse, les TPE-PME qui exportent exclusivement au sein de l'UE prévoient d'accélérer leurs exportations, avec un solde d'opinion qui progresse de 11 points. « L'Union européenne est le terrain de chasse habituel des entreprises françaises mais là, il y a un net rebond en sa faveur », souligne Baptiste Thornary, coresponsable de la conjoncture de Bpifrance, qui précise que 86 % des entreprises qui exportent déjà ont prévu d'y aller (en hausse de 3 points sur un an).

Alors qu'il y a beaucoup de houle sur le grand export, l'Europe est perçue comme plus stable, plus lisible, avec moins de risque de taux de change.

Plus du quart (28 %) des dirigeants de TPE-PME ne voit aucun risque sur le marché européen, malgré la guerre en Ukraine à ses portes : le premier aléa évoqué est celui de la concurrence accrue (30 %). « Alors qu'il y a beaucoup de houle sur le grand export, l'Europe est perçue comme plus stable, plus lisible, avec moins de risque de taux de change », poursuit l'économiste. Le redressement de l'Allemagne, le premier partenaire européen, qui renoue avec la croissance après deux ans de récession, redonne de l'élan. Et si la France surfe sur une croissance atone, celle de l'Italie, de l'Espagne et de la Pologne donne des perspectives prometteuses.

Mais, sans surprise, la perception du risque au-delà des frontières s'assombrit. Toutes zones confondues, les dirigeants de TPE-PME sont 83 % à identifier des risques à l'export, contre 81 % l'an dernier. En tête de liste, près de la moitié citent les tensions géopolitiques (46 %, en hausse de 4 points), suivies par le durcissement des politiques commerciales (34 %, +7 points). Une crainte légitime dans le sillage, l'an dernier, des hausses brutales de droits de douane de Donald Trump et des tensions commerciales entre la Chine et l'UE. A noter aussi le risque de change, surtout euro-dollar, mentionné par 12 % des dirigeants (+3 % en un an).

Pour l'Amérique du Nord, les aléas sont plus forts encore : 69 % des TPE-PME s'inquiètent des tensions géopolitiques et 1 sur 2 (51 %) du durcissement des politiques commerciales. Mais les Etats-Unis ne s'effondrent pas pour autant, 28 % des dirigeants prévoyant d'y exporter - un chiffre stable sur un an.

« Il y a une forme de résilience sur ce marché qui nous a étonnés. Certes, il y a des embûches, mais le marché américain reste dynamique et continue d'attirer », décrypte Sabrina El Kasmi, l'autre responsable de la conjoncture chez Bpifrance. « On se focalise sur Trump, poursuit-elle, mais il ne faut pas oublier les menaces entre la Chine et Taïwan ou les affrontements entre la Thaïlande et le Cambodge. » Pour l'Asie, 73 % des dirigeants s'alarment des tensions géopolitiques.

« Marges de progression »

Malgré ces menaces grandissantes, Bpifrance enjoint aux PME d'exporter davantage. En dépit des progrès depuis la création en 2018 de la Team France Export, une sorte de guichet unique qui réunit les régions, Business France, les CCI et Bpifrance, la part de celles qui exportent - « de 26 à 30 % », selon Olivier Vincent - évolue peu. Evoquant de « grandes marges de progression », il alerte aussi sur le fait que « plus de la moitié des entreprises industrielles n'exportent pas ou bien en dessous de leurs capacités ».

Mi-janvier, en amont du sommet de Davos, Emmanuel Macron a exhorté « l'équipe de France de l'attractivité et de l'export […] à se mobiliser pour reconquérir des parts de marché ». Objectif : 650 milliards d'euros de ventes à l'étranger en 2027 et 700 milliards en 2030, contre 598 milliards en 2024. Bpifrance devrait être sollicité pour renforcer ses aides. Mais, selon Ludovic Subran, il y a encore du chemin à faire : « Il manque toujours 100.000 exportateurs en France », martèle le directeur des investissements du groupe Allianz.

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Ursula von der Leyen souhaite instaurer une "préférence européenne" pour les secteurs stratégiques 

https://www.touteleurope.eu/economie-et-social/ursula-von-der-leyen-souhaite-instaurer-une-preference-europeenne-pour-les-secteurs-strategiques/

Publié le 10.02.2026

 

Les entreprises bénéficiant de fonds publics devront privilégier des composants européens. Les États membres discuteront des secteurs concernés et des modalités de cette proposition lors d’un sommet informel des Vingt-Sept en Belgique, le 12 février.

C'est une demande de longue date de la France. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'est prononcée lundi en faveur de l'instauration d'une "préférence européenne" dans des secteurs stratégiques, c'est-à-dire une obligation pour les entreprises bénéficiant de fonds publics de se fournir en composants européens. "L'Europe doit être capable de défendre ses intérêts stratégiques et de soutenir activement" sa propre base de production, et "la préférence européenne est un outil nécessaire pour contribuer à cet objectif", a-t-elle expliqué, dans une lettre adressée aux dirigeants des pays membres.

Cette proposition du "Made in Europe" sera discutée lors d'une réunion informelle des dirigeants européens à Alden Biesen (Belgique) le 12 février. Mais cette mesure ne fait pas l'unanimité : la France plaide en sa faveur depuis longtemps notamment pour protéger sa filière de batteries de voitures électriques, mais l'Allemagne et l'Italie y sont plutôt opposés. En janvier, ils ont toutefois ouvert la porte à cette mesure. Dans un document commun, Rome et Berlin ont assuré soutenir "des règles de préférence européenne dans des secteurs cruciaux et stratégiques, tout en prenant en compte nos intérêts en matière de politique commerciale et ceux de nos partenaires les plus proches". 


Promouvoir un "Made in Europe" pour se détacher des États-Unis et de la Chine 

Si un soutien de principe à l’instauration de la préférence européenne semble acquis, le travail est loin d'être terminé. Il reste à établir la liste des secteurs concernés, la proportion de composants européens qui sera exigée dans chaque filière et les contraintes administratives… La Commission européenne a préparé un projet de loi qui vise à instaurer la préférence européenne dans plusieurs secteurs, notamment celui de l'industrie automobile. Sa présentation, désormais attendue le 25 février, a été repoussée à deux reprises ces derniers mois, en raison de désaccords entre les États membres.

Le président Emmanuel Macron continue de défendre cette "préférence européenne", qu’il juge indispensable pour éviter que le Vieux Continent ne devienne le "vassal " des États-Unis et de la Chine. Il a réaffirmé cette position le 18 novembre dernier, lors d’un sommet réunissant responsables politiques et acteurs majeurs de la tech consacré à la souveraineté numérique et industrielle de l’Europe.

"Nous devons établir, une fois pour toutes, une véritable préférence européenne dans nos secteurs les plus stratégiques", a également plaidé Stéphane Séjourné, commissaire européen chargé du Marché intérieur et des services, dans une tribune cosignée par plus d'un millier de dirigeants d'entreprises début février. "Chaque fois que l'argent public européen est utilisé, celui-ci doit contribuer à la production et aux emplois européens de qualité", estime le commissaire européen. "Les Chinois ont le Made in China, les Américains ont le Buy American, et la plupart des autres puissances économiques ont des programmes similaires, qui donnent la préférence à leurs propres atouts stratégiques. Alors, pourquoi pas nous ?

 

https://www.consilium.europa.eu/fr/policies/competitiveness-compass/

 

Le Rendez-Vous de l'Europe : 1ère puissance, Valeur refuge, Compétitive

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Le Rendez-Vous de l'Europe : Vaste accord commercial avec l'Inde

Publié le par Jacques SAMELA.

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"Une zone de libre-échange de 2 milliards de personnes" : l'Union européenne officialise la signature d'un vaste accord commercial avec l'Inde

https://www.franceinfo.fr/monde/europe/union-europeenne/une-zone-de-libre-echange-de-2-milliards-de-personnes-l-union-europeenne-officialise-la-signature-d-un-vaste-accord-commercial-avec-l-inde_7767536.html

Publié le 27/01/2026

C'est l'aboutissement de plus de vingt ans de négociations. L'Inde et l'Union européenne (UE) ont officialisé, mardi 27 janvier, la conclusion d'un vaste accord de libre-échange commercial qui va créer "une zone de libre-échange de 2 milliards de personnes".

Les droits de douane indiens sur les véhicules "made in Europe" doivent ainsi passer de 110% à 10%, ceux sur les vins de 150% à 20% et ceux sur les pâtes ou le chocolat, actuellement à 50%, être totalement supprimés, selon l'UE. "L'UE compte bénéficier du niveau d'accès le plus élevé jamais accordé à un partenaire commercial sur le marché indien traditionnellement protégé", avait annoncé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dès son arrivée dimanche en Inde, pariant sur un doublement des exportations européennes.

Pour l'Inde, un accélérateur de modernisation

Selon Bruxelles, la réduction des taxes indiennes sur les importations européennes devrait permettre à l'UE d'économiser jusqu'à 4 milliards d'euros chaque année, notamment sur des produits emblématiques. La Commission européenne lorgne avec gourmandise l'immense marché que représente le pays le plus peuplé de la planète, avec ses 1,5 milliard d'habitants et sa très forte croissance (8,2% en glissement annuel au dernier trimestre).

Pour sa part, New Delhi considère l'Europe comme une source indispensable des technologies et investissements dont elle a un cruel besoin pour accélérer sa modernisation et créer des millions d'emplois pour sa population. "Ce traité va offrir de nombreuses opportunités", s'est réjoui le Premier ministre indien, Narendra Modi, avant même de rencontrer le président du Conseil européen, Antonio Costa, et Ursula von der Leyen.

https://www.touteleurope.eu/l-ue-dans-le-monde/l-union-europeenne-et-l-inde-officialisent-la-signature-d-un-accord-de-libre-echange/

 

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 08/12/24

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 08/12/24

Le Rendez-Vous de l'Europe : Vaste accord commercial avec l'Inde

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Le Rendez-Vous de l'Europe : Visa (ou plutôt sans), Galileo, IA

Publié le par Jacques SAMELA.

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Le « choc des visas » : Washington bannit Thierry Breton pour son rôle dans la régulation du Web

https://www.latribune.fr/article/tech/75507140063111/le-choc-des-visas-washington-bannit-thierry-breton-pour-son-role-dans-la-regulation-du-web?utm_source=rlt-selli&utm_medium=newsletter&utm_campaign=la-tribune-12h-20251224&M_BT=445541096663

Publié le 24/12/25

 

La décision est tombée le 23 décembre 2025, marquant une rupture inédite dans les relations entre Washington et Bruxelles. L'administration américaine a officiellement interdit l'entrée sur son territoire à cinq personnalités européennes, dont Thierry Breton, ancien commissaire au Marché intérieur.

Cette mesure diplomatique, d'une rare hostilité entre alliés, ne concerne pas des enjeux de sécurité intérieure traditionnels, mais la régulation de l'espace numérique. Elle cristallise une opposition frontale entre deux conceptions de la liberté d'expression et de la souveraineté technologique.

Le département d’État américain justifie ces sanctions par la lutte contre ce qu’il nomme le « complexe industriel mondial de la censure ». Thierry Breton, figure centrale de cette liste, est présenté comme l'architecte du Règlement sur les services numériques (Digital Services Act ou DSA). Washington lui reproche notamment d'avoir adressé une mise en demeure à Elon Musk en août 2024, lui rappelant ses obligations légales avant une entrevue avec Donald Trump.

Les Européens répondent en bloc

Pour les autorités américaines, ce rappel à la loi constitue une manœuvre d'intimidation extraterritoriale visant à influencer le débat politique outre-Atlantique.

Aux côtés de l'ancien commissaire, quatre autres figures de la société civile européenne sont visées. Parmi elles, Clare Melford, directrice du Global Disinformation Index (Indice mondial de la désinformation), et Imran Ahmed, à la tête du Center for Countering Digital Hate (Centre de lutte contre la haine numérique). Ce dernier est spécifiquement critiqué pour avoir suggéré l'exclusion des plateformes de douze personnalités critiquant la vaccination, incluant Robert F. Kennedy Jr., actuel membre de l’exécutif américain. Deux responsables de l’organisation allemande HateAid, Anna-Lena von Hodenberg et Josephine Ballon, complètent cette liste pour leur usage actif du signalement de contenus haineux sur les réseaux sociaux.

« La France dénonce les décisions de restriction de visa prises par les États-Unis à l'encontre de Thierry Breton et de quatre autres personnalités européennes », a écrit Emmanuel Macron dans un message posté sur X, affirmant que les Européens continueraient à défendre leur « souveraineté numérique » et leur « autonomie réglementaire ». Un message partagé par de nombreux chefs d'État européens. « Le gouvernement espagnol exprime sa solidarité avec l'ancien commissaire européen Thierry Breton et les dirigeants des organisations de la société civile qui luttent contre la désinformation et les discours de haine », a affirmé le ministère espagnol dans un communiqué. « Les interdictions d'entrée imposées par les États-Unis, y compris celles visant les présidents de #HateAid, sont inacceptables », a, de son côté, déclaré sur X Johann Wadephul, le ministre allemand des Affaires étrangères.

Enfin, le commissaire européen Stéphane Séjourné a écrit cette nuit sur le réseau social qu'« aucune sanction ne fera taire la souveraineté des peuples européens [...]Mon prédécesseur Thierry Breton a agi pour l'intérêt général européen, fidèle au mandat donné par les électeurs en 2019. Aucune sanction ne fera taire la souveraineté des peuples européens. Solidarité totale avec lui et tous les Européens concernés ».

L’escalade après la sanction financière contre X

Cette offensive diplomatique intervient dans un climat de tension exacerbée par des décisions coercitives récentes. Le 6 décembre 2025, la Commission européenne a infligé une amende de 120 millions d’euros à la plateforme X. Cette sanction, la première du genre, repose sur trois griefs précis : l'opacité du système de certification des comptes (la fameuse « coche bleue »), le manque de transparence concernant les archives publicitaires et l'entrave à l'accès aux données pour les chercheurs indépendants.

La réponse de Washington a été immédiate, le secrétaire d’État Marco Rubio qualifiant cette amende d'attaque contre le peuple américain. Ce basculement montre que les États-Unis n'utilisent plus uniquement les instances de régulation du commerce mondial pour contester les normes européennes, mais qu'ils déportent désormais le conflit sur le terrain du contrôle des frontières et des circulations individuelles.

Le criblage idéologique des professionnels du secteur

L'impact de cette politique dépasse les cercles dirigeants pour toucher l'ensemble de l'écosystème technologique. Une directive interne du département d’État, datée du 6 décembre, impose désormais un contrôle accru pour l'obtention des visas de travail hautement qualifié (H-1B). Les services consulaires sont invités à auditer les parcours numériques des candidats, notamment sur les plateformes LinkedIn et GitHub. Toute implication passée dans des activités de modération de contenus ou de vérification des faits (fact-checking) peut désormais constituer un motif de refus de visa, au nom de la protection de la liberté d’expression américaine.

Cette stratégie induit une mutation profonde pour les entreprises du secteur. De nombreux travailleurs spécialisés dans la confiance et la sécurité numérique (Trust and Safety) évitent désormais de renouveler leurs titres de séjour aux États-Unis, préférant se replier sur des pôles comme Toronto ou Dublin. Les directions des ressources humaines conseillent même à certains salariés de supprimer de leurs curriculums vitæ toute mention relative aux politiques de modération afin d'éviter d'être signalés par les autorités américaines.

Une divergence civilisationnelle au cœur de la doctrine Trump

Au-delà de la dispute technique, ces sanctions s'inscrivent dans une vision géopolitique globale explicitée dans la nouvelle Stratégie de sécurité nationale américaine. Le texte évoque un risque d'« effacement civilisationnel » de l'Europe, un concept englobant la perte de souveraineté migratoire et la suppression supposée de la dissidence politique. Le vice-président JD Vance a d'ailleurs affirmé lors de la Conférence de sécurité de Munich que les véritables menaces pour le continent européen étaient internes et liées à une volonté de réguler excessivement la parole publique.

Face à cette pression, la réaction européenne demeure ferme. Le gouvernement français a dénoncé avec vigueur ces restrictions, rappelant que les peuples européens sont souverains dans la définition des règles s'appliquant à leur propre espace numérique. Thierry Breton a pour sa part souligné que le DSA a été adopté à une écrasante majorité par le Parlement européen et à l'unanimité par les vingt-sept États membres, récusant ainsi toute accusation de dérive bureaucratique isolée.

Perspectives pour l'autonomie numérique européenne

La fracture transatlantique semble désormais durable. Les menaces de représailles commerciales contre des entreprises européennes majeures suggèrent que le conflit pourrait s'étendre à d'autres secteurs industriels. Pour l'Europe, l'enjeu consiste à maintenir la crédibilité de son cadre juridique sans sacrifier l'attractivité de son marché pour les talents internationaux.

Cette crise force les acteurs économiques à repenser leur dépendance aux infrastructures américaines. Alors que Washington remet en question des accords de coopération technologique, comme celui récemment suspendu avec le Royaume-Uni, l'Union européenne se trouve face à la nécessité de renforcer ses propres capacités technologiques pour garantir que sa puissance législative ne soit pas neutralisée par des pressions diplomatiques extraterritoriale.

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/03/thierry-breton-nicolas-dufourcq-en-mission.html

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Galileo : Téléphone, montre, secours… Tout le monde utilise le « GPS européen » sans le savoir (même vous)

https://www.20minutes.fr/high-tech/sciences/4191926-20251218-galileo-telephone-montre-secours-tout-monde-utilise-gps-europeen-savoir

Publié le 18/12/2025

 

L'essentiel

  • Un nouveau lancement a été effectué mercredi via Ariane 6 pour Galileo. Galileo ? C’est le système de positionnement par satellites de la Commission européenne, destiné à un usage civil. Il opère en parallèle du GPS américain, du Glonass russe et du Beidou chinois.
  • La majorité des smartphones récents peuvent recevoir les signaux de Galileo, qu’ils utilisent de manière interchangeable en fonction des constellations disponibles.
  • En dehors des smartphones, le « GPS européen » est utilisé, entre autres, par de nombreuses montres connectées, pour la navigation maritime, ferroviaire ou aérienne, pour les secours et par de nombreux véhicules.

Vous ne le voyez pas, mais il est partout. Le système de positionnement par satellite Galileo, l’équivalent européen du GPS américain, est en service depuis 2016, bien qu’il n’ait atteint sa capacité opérationnelle maximale qu’en septembre 2024. Cette constellation, qui vise à rendre l’Europe indépendante dans le domaine du positionnement par satellites, ne cesse de s’agrandir et se renforcer. En témoignent les deux nouveaux objets lancés mercredi par Ariane 6 depuis le Centre spatial guyanais, à Kourou.

Désormais, 33 satellites Galileo – pas tous actifs – orbitent au-dessus de nos têtes à 23.222 km d’altitude, permettant à ses utilisateurs d’être localisés à 1 mètre près. Des utilisateurs qui sont bien plus nombreux qu’on ne le pense (et il y a de fortes chances pour que vous en fassiez partie).

Si l’on utilise par défaut le terme « GPS » pour parler de géolocalisation au sens large, ce n’est donc qu’un des systèmes globaux de positionnement par satellites (GNSS) que nous utilisons tous les jours. On retrouve, en parallèle du système américain disponible librement depuis 1994, le système russe Glonass, le système chinois Beidou et, bien sûr, le système européen Galileo, géré et financé par la Commission européenne.

A partir du moment où un appareil est équipé pour recevoir les signaux de ces différents systèmes, « les récepteurs calculent une seule position en utilisant les [différentes] constellations disponibles », explique le Cnes sur son site. Votre smartphone n’utilise donc pas un seul des systèmes, mais les quatre.

De nombreux appareils connectés compatibles

Conséquence : vous utilisez forcément Galileo, que vous le sachiez ou non. En janvier 2024, plus de 4 milliards d’appareils étaient équipés d’un récepteur et pouvaient donc l’utiliser en parallèle des trois autres systèmes. Cela comprend tous les smartphones vendus sur le marché unique européen, qui sont désormais garantis compatibles avec le « GPS européen ».

A ce jour, 2.476 modèles de téléphones et tablettes sont équipés pour recevoir Galileo, selon le site officiel qui répertorie les différentes utilisations du système européen, que vous pouvez consulter pour savoir si votre smartphone est compatible. Si votre téléphone l’est, vous pouvez utiliser l’application GPSTest pour savoir quelle constellation de satellites il « capte » au moment où vous l’utilisez.

Et votre smartphone n’est pas le seul appareil compatible avec Galileo que vous utilisez tous les jours. Près de 400 modèles de « dispositifs portables et sportifs », principalement des montres connectées, des Apple Watch aux montres GPS prisées des coureurs et des randonneurs, peuvent utiliser le système européen.

Permettre la navigation en tout genre

Les systèmes de positionnement par satellites sont aussi présents dans les voitures. Aujourd’hui, 59 marques automobiles, dont les plus communes en France, ont équipé « presque tous leurs modèles » de récepteurs Galileo. De nombreux GPS portables en sont aussi dotés, tout comme certains dispositifs embarqués permettant de payer aux péages. Sur la route, Galileo peut aussi être utilisé dans la gestion des parcs de véhicules ou des péages et contribuera, dans un avenir proche, à la mise en place de la conduite autonome et des véhicules connectés, liste le site qui répertorie tous les usages de Galileo, UseGalileo.

Hors routes, le système de positionnement par satellites européen sert à la navigation et la sécurité de tous types de bateaux, pour la circulation et la signalisation ferroviaires, pour la navigation et la sécurité aériennes, les drones, les machines agricoles… Il est aussi intégré, logiquement, à de nombreuses puces fournissant un service de géolocalisation.

Une aide dans la recherche et le sauvetage

 

Comme tout système de positionnement par satellites, Galileo intègre un service de recherche et de sauvetage de personnes disparues en mer ou en montagne. Au total, 36 modèles de balises de détresse, qu’elles soient individuelles, sur des bateaux ou dans des avions, sont compatibles avec le « GPS européen », réduisant le temps de localisation après activation de la balise de trois heures à dix minutes, d’après UseGalileo.

Galileo est également automatiquement activé dans la plupart des pays de l’Union européenne (UE) lorsque vous composez le 112, le numéro d’urgence européen, depuis un téléphone portable, indique l’Agence spatiale européenne (ESA). Même principe en voiture : si vous avez acheté un véhicule neuf dans l’Union européenne après mars 2018, vous avez sûrement remarqué qu’il était équipé d’un système d’appel d’urgence qui se déclenche tout seul en cas d’accident grave. Directement relié aux services de secours, ce dispositif - appelé eCall -leur transmet votre position via les GNSS, Galileo inclus. Dans l’UE, 34 marques de voitures ont équipé tous leurs modèles de ce dispositif.

Vous l’aurez compris, Galileo, qui est destiné à un usage civil – contrairement au GPS développé pour l’armée, est présent dans tous les pans de notre vie quotidienne, au-delà de ces quelques exemples. Est-il alors condamné à opérer dans l’ombre de son cousin américain ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Galileo_(syst%C3%A8me_de_positionnement)

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L’UE alloue 342 millions € à 83 hubs pour stimuler l’IA

https://www.ecinews.fr/fr/lue-alloue-342-millions-e-a-83-hubs-pour-stimuler-lia/?utm_source=mautic&utm_medium=email&utm_campaign=ECI-13-10-2025

Le 09 octobre 2025

 

La Commission européenne a annoncé le renouvellement du financement de 83 centres européens d’innovation numérique (EDIH) dans le cadre de ses efforts continus pour renforcer l’écosystème de l’IA du continent et soutenir la politique « AI First » de l’UE. Le nouveau financement, annoncé parallèlement au lancement de la « stratégie d’application de l’IA« , vise à transformer ces pôles en centres d’expérience pour l’IA dans les États membres de l’UE et les pays associés.

Cette initiative est un développement clé dans l’infrastructure technologique de l’Europe, offrant de nouvelles opportunités pour les développeurs d’IA, les intégrateurs de systèmes et les sociétés de semi-conducteurs de collaborer avec les PME et les administrations publiques déployant des solutions d’IA.

Renforcer l’épine dorsale de l’IA en Europe

Le nouveau financement, d’un montant total de 342 millions d’euros, provient du programme Digital Europe (DIGITAL) 2025-2027, en collaboration avec les États membres, les régions et d’autres partenaires. Avec les derniers ajouts, 102 EDIH – dont 83 ont été nouvellement sélectionnés – recevront également le sceau STEP, une reconnaissance accordée aux projets de haute qualité qui renforcent les compétences et la capacité d’innovation dans les technologies stratégiques.

En transformant ces centres en centres d’expérience axés sur l’IA, la Commission oriente l’Europe vers une transition numérique mieux coordonnée. Ces centres aideront les entreprises à « appliquer l’IA comme un élément de la solution, tout en évaluant ses avantages et ses risques potentiels », conformément à la politique « AI First » de l’UE.

Les hubs jouent déjà un rôle crucial dans la transformation numérique de l’Europe, en soutenant des milliers de petites et moyennes entreprises (PME) et d’organisations du secteur public dans leurs efforts de numérisation. La nouvelle phase axée sur l’IA élargira cette mission, en offrant aux entreprises un accès de première ligne à des conseils sur le déploiement de l’IA, les essais, la conformité à la loi sur l’IA, et des connexions avec des ressources spécialisées au sein de l’écosystème européen de l’IA en pleine croissance.

Élargir la portée et l’attrait pour les investisseurs

La Commission a également annoncé qu’un deuxième appel à financement EDIH sera lancé en novembre 2025, dans le but de consolider davantage le réseau à travers l’Europe. L’initiative STEP Seal soutiendra cette expansion en mettant en relation des projets remarquables avec des investisseurs privés et publics pour un financement supplémentaire ou alternatif.

En renforçant le réseau EDIH et en intégrant l’IA à son cœur, l’UE ne se contente pas de favoriser la transformation numérique, elle encourage également un écosystème d’IA compétitif moins dépendant des technologies externes. Pour l’industrie technologique européenne, cette évolution est le signe de nouvelles opportunités de collaboration et de commercialisation, en particulier pour les entreprises qui fournissent du matériel, des logiciels et des solutions de données basés sur l’IA et adaptés aux PME.

Alors que la Commission positionne les EDIH comme des acteurs clés de la stratégie numérique et industrielle de l’Europe, le message est clair : l’IA n’est plus optionnelle – elle est le fondement de la prochaine phase de l’innovation européenne.

Le Rendez-Vous de l'Europe : Visa (ou plutôt sans), Galileo, IA

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Le Rendez-Vous de l'Europe : Compétitivité(s), ETI, Engagement, Elections & Accélération

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Mario Draghi douche l'enthousiasme d'Ursula von der Leyen sur la compétitivité européenne

https://www.lesechos.fr/monde/europe/mario-draghi-douche-lenthousiasme-dursula-von-der-leyen-sur-la-competitivite-europeenne-2186470

Publié le 16 sept. 2025

A Bruxelles, Mario Draghi et Ursula von der Leyen ont livré des visions opposées sur la compétitivité européenne. Si la présidente de la Commission s'est félicitée des progrès, l'ancien président de la BCE a alerté sur le retard persistant de l'Europe face aux Etats-Unis et à la Chine.

 

Ce mardi à Bruxelles, c'était l'heure du bilan. Un an après la remise du fameux rapport Draghi, dont les propositions étaient censées redonner du muscle économique à l'Europe, la Commission européenne avait organisé une conférence au cours de laquelle Mario Draghi et Ursula von der Leyen se sont succédé sur la même scène, livrant deux visions très différentes de l'action de l'UE sur l'année écoulée.

D'un côté, la présidente de la Commission, rayonnante et visiblement satisfaite des progrès accomplis. De l'autre, l'ancien président de la BCE devenu diagnosticien de l'économie européenne, visiblement peu impressionné par ce qu'il a vu depuis douze mois… La scène restera sans doute dans les mémoires : Ursula von der Leyen qui célèbre ses « neuf mois » de nouveau mandat comme une réussite éclatante, suivie de Mario Draghi qui, avec sa politesse tout italienne, vient rappeler que si l'Europe continue à ce rythme, elle risque simplement… de disparaître de la carte économique mondiale.

La lenteur européenne : un mal chronique

« Trop souvent, on trouve des excuses à cette lenteur. Nous disons que c'est simplement la façon dont l'UE est construite. Parfois, l'inertie est même présentée comme le respect de l'état de droit », a d'abord regretté Mario Draghi. Pour l'ancien président de la BCE, cette lenteur n'est pas une fatalité mais « de la complaisance », quand les concurrents américains et chinois avancent, eux, à marche forcée.

Ursula von der Leyen, elle, a préféré voir le verre à moitié plein. « Nous avons démarré sur les chapeaux de roues », a-t-elle assuré, énumérant fièrement son catalogue d'initiatives : « Le pacte pour une industrie propre, les giga-usines d'IA, le nouvel encadrement des aides d'Etat, le plan d'action pour une énergie abordable… » Une liste impressionnante… qui reste à mettre en oeuvre.

Ainsi, pour l'Italien, l'écart entre les annonces et la réalité est béant. « Les citoyens et entreprises européens expriment une frustration croissante. Ils sont déçus par la lenteur des avancées de l'UE », a-t-il martelé, soulignant que les Européens « sont prêts à agir, mais craignent que les gouvernements n'aient pas saisi la gravité du moment. » L'Allemande a toutefois admis qu'elle « aimerait pouvoir constater » dans le programme de compétitivité de l'UE « le même sentiment d'urgence » que pour le récent plan de défense européen rapidement exécuté, accusant poliment les « colégislateurs » (Parlement européen et Conseil de l'UE) de trop tarder à approuver certaines décisions, notamment les mesures de simplification, dites omnibus.

L'intelligence artificielle : l'Europe déjà décrochée ?

Sur l'IA, sujet crucial s'il en est, Ursula von der Leyen a affiché un optimisme détonant. « L'Europe n'est pas seulement un concurrent, mais c'est aussi un chef de file dans de nombreux domaines qui définiront cette course. » Elle s'est félicitée notamment que l'Europe compte « quatre supercalculateurs dans le Top 10 mondial ».

Mario Draghi, en bon professeur d'économie, a, lui, rappelé les réalités brutales. « Sur la frontière de l'IA, les Etats-Unis ont produit 40 grands modèles de fondation l'année dernière, la Chine 15, l'UE seulement 3. » Un écart qui illustre parfaitement le retard européen sur les technologies de pointe.

Plus problématique encore, selon lui, est la bureaucratie qui étouffe l'innovation. Il a notamment regretté que l'UE n'ait pas suffisamment modifié son emblématique loi RGPD sur la protection des données personnelles. « L'une des demandes les plus claires des entreprises européennes est une simplification radicale du RGPD », a-t-il expliqué, précisant que cette réglementation a « augmenté le coût des données d'environ 20 % pour les entreprises de l'UE par rapport à leurs homologues américaines ».

L'énergie : la facture qui plombe l'économie européenne

L'ancien banquier n'a pas non plus mâché ses mots sur la question énergétique, rappelant que « les prix du gaz naturel dans l'UE sont encore près de quatre fois plus élevés qu'aux Etats-Unis. Et les prix industriels de l'électricité sont en moyenne plus de deux fois plus élevés ». Une situation intenable qui risque d'asphyxier les entreprises européennes.

Sans nier complètement le problème, Ursula von der Leyen a, elle, préféré mettre en avant les progrès. « Plus de 70 % de notre électricité provient de sources à faibles émissions de carbone. Par conséquent, l'an dernier, nous avons réduit notre facture de combustibles fossiles de 60 milliards d'euros. »

Mais elle a tout de même concédé que les « prix énergétiques restent encore beaucoup trop élevés, trop instables et trop différents d'un pays à l'autre en Europe. Dans certains Etats membres, l'électricité coûte trois fois plus que dans d'autres ».

Mario Draghi a aussi pointé les insuffisances des mesures prises. « La principale mesure jusqu'à présent a été d'assouplir les règles en matière d'aides d'Etat afin que les Etats membres puissent subventionner les prix. Cela peut offrir un soulagement temporaire, mais cela ne résout pas les raisons structurelles pour lesquelles l'énergie en Europe est si chère. »

La décarbonation : des objectifs sans les moyens

Sur la transition écologique, Mario Draghi s'est montré particulièrement critique vis-à-vis de certaines politiques européennes, notamment dans le secteur automobile. Il a signalé que l'objectif de zéro émission pour 2035 reposait sur « l'hypothèse d'un cercle vertueux » qui ne s'est pas matérialisé.

« L'installation de points de recharge doit accélérer trois à quatre fois dans les cinq prochaines années pour atteindre une couverture adéquate. Le marché des véhicules électriques a grandi plus lentement que prévu. L'innovation européenne a pris du retard, les modèles restent chers et la chaîne d'approvisionnement est fragmentée. »

Ursula Von der Leyen a, elle, plutôt vu les opportunités. « Le marché mondial des batteries devrait doubler au cours des cinq prochaines années. Le marché mondial des éoliennes continue de progresser de plus de 10 % chaque année. Et le marché mondial des voitures électriques est en plein essor. En Europe, les ventes ont augmenté de près de 25 % par rapport à l'année précédente. »

Dette commune : le tabou que Draghi veut briser

L'ancien président de la BCE a aussi plaidé sans détour pour une mutualisation des dettes afin de financer les grands projets stratégiques européens, une proposition qui reste un tabou dans certaines capitales européennes. « Bien sûr, cette voie brisera des tabous de longue date, mais le reste du monde a déjà brisé les siens. Pour la survie de l'Europe, nous devons faire ce qui n'a pas été fait auparavant », a-t-il insisté, en appelant à « dépasser les stratégies générales et les calendriers repoussés ». Ursula Von der Leyen est restée silencieuse sur ce point dans son discours, préférant insister sur les accords commerciaux conclus récemment et les projets stratégiques à travers le monde.

Bref, là où Ursula Von der Leyen a célébré chaque petite avancée, Mario Draghi a contemplé l'abîme qui se creuse entre l'Europe et ses rivaux. Là où la présidente de la Commission a parlé de « boussole pour la compétitivité », l'ancien président de la BCE a évoqué la « survie de l'Europe ». « Un an après, l'Europe est donc dans une situation plus difficile. Notre modèle de croissance s'estompe, les vulnérabilités s'accumulent et il n'y a pas de chemin clair pour financer les investissements dont nous avons besoin », a-t-il averti.

Von der Leyen, a, elle, conclu sur une note volontariste. « Je suis absolument convaincue que l'Europe peut s'unir autour de ce programme. Tous les Etats membres, de même que le Parlement européen, ont approuvé le rapport Draghi. Nous savons tous ce qu'il faut faire. Et le statu quo n'est pas une option. » 

Fabienne Schmitt (Bureau de Bruxelles)

Des organisations patronales françaises et allemandes veulent remettre les ETI au cœur de la stratégie européenne

https://www.lejournaldesentreprises.com/article/des-organisations-patronales-francaises-et-allemandes-veulent-remettre-les-eti-au-coeur-de-la-2125638?utm_source=20250904%20BRIEF_ALL_PRO%20Le%20brief%20%C3%A9co%20du%20soir%20en%20France%20(20250904_180915)&utm_medium=Newsletters_JDE

Publié le 4 septembre 2025

 

Face aux guerres commerciales menées par les États-Unis et la Chine, à la concurrence technologique, et au risque de désindustrialisation de l’Europe, des organisations patronales invitent à réagir. Le mouvement des ETI (METI) et son homologue allemand BVMW en sont convaincus. Ils appellent à placer les grandes PME et les ETI au cœur de la stratégie de l’Union européenne.

Confrontée à des menaces "lourdes et directes", l’Europe doit s’appuyer sur ses entreprises industrielles du "mittelstand". C’est ce que soutiennent le mouvement des ETI (METI) et son homologue allemand BVMW, dans un courrier commun publié le 3 septembre. Les deux organisations défendent sept axes d’action à mettre en œuvre en priorité.

40 000 PME et ETI industrielles en Europe

Le couple franco-allemand prend les choses en main. Le METI et le BVMW lancent ensemble "l’Appel de Paris pour un Mittelstand européen". Derrière "mittelstand", ce sont 40 000 entreprises (PME et ETI) "majoritairement familiales, orientées vers le long terme, profondément industrielles, exportatrices et ancrées dans leurs territoires", que les deux organisations veulent placer au cœur de la stratégie industrielle de l’UE.

Favoriser les biens et entreprises européennes

Parmi les sept moyens d’action présentés par ces organisations figurent la simplification radicale des normes européennes, un bouclier anti-dumping pour les produits importés qui ne respectent pas les règles de l’UE, ou encore le renforcement de la souveraineté actionnariale, en favorisant les transmissions et successions européennes. De même pour la production, les signataires défendent la priorité du "produire en Europe" dans la commande publique.

Sur le sujet de l’énergie, source de différend entre la France et l’Allemagne, qui disposent d’un mix énergique très différent, le METI et BVMW proposent la "solidarité énergétique". Le but, fixer les prix de l’énergie "sur les standards européens les plus compétitifs et les moins carbonés".

Calquer la fiscalité française sur la production sur celle de l’Allemagne

Une autre mesure concerne spécifiquement le couple franco-allemand. Le "rattrapage compétitif", propose ainsi d’instaurer "une convergence fiscale et sociale de la France vers l’Allemagne en matière de fiscalité de production et de coût du travail qualifié". Le METI et BVMW ont prévu de porter ces sept mesures auprès des institutions allemandes et françaises, ainsi qu’européennes, dans les prochains jours.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/01/les-eti-un-gisement-de-croissance-%C3%A0-prot%C3%A9ger.html

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La BEI engage 17,5 milliards d’euros pour accompagner les PME vers l’efficacité énergétique

https://www.lejournaldesentreprises.com/article/la-bei-engage-175-milliards-deuros-pour-accompagner-les-pme-vers-lefficacite-energetique-2126255?utm_source=20250912%20BRIEF_ALL_PRO%20Le%20brief%20%C3%A9co%20du%20soir%20en%20France%20(20250912_182006)&utm_medium=Newsletters_JDE

Publié le 12 septembre 2025

 

Le groupe Banque européenne d’investissement annonce débloquer 17,5 milliards d’euros pour aider les PME à réaliser des économies d’énergie. Un guichet unique sera créé pour faciliter l’accès des entreprises aux produits financiers de la BEI.

350 000 PME européennes vont pouvoir bénéficier d’un soutien de la Banque européenne d’investissement (BEI) pour financer leurs économies d’énergie, annonce le groupe BEI. L’initiative est dotée d’une enveloppe de 17,5 milliards d’euros de financements afin "d’aider les PME qui ont recours à des technologies éprouvées d’économie d’énergie à réduire leur facture énergétique et à renforcer leur résilience ainsi que leur compétitivité", précise le groupe.

Concrètement, il s’agit d’un soutien grâce à des produits financiers du groupe dont des instruments de dette (obligations, prêts) et de fonds propres. Un guichet unique sera créé pour faciliter l’accès et l’accompagnement des entreprises. La Commission européenne interviendra en soutien par des garanties budgétaires de l’UE et des services de conseil.

Un partenariat avec la Fondation Solar Impulse

Le groupe BEI annonce en outre s’associer à la Fondation Solar Impulse pour déployer une approche visant à passer de la vente de produits physiques à la fourniture de résultats.

"Par exemple, au lieu d’acheter du matériel de chauffage ou d’éclairage économe en énergie, les PME paient pour la chaleur ou la lumière qu’elles consomment. Le prestataire de services conserve la propriété de l’équipement et garantit sa performance. Ce modèle élimine les coûts d’investissement initiaux pour les entreprises, ce qui facilite et accélère l’adoption de mesures d’efficacité énergétique", détaille le groupe.

Générer 65 milliards d’euros d’investissement

Avec cette enveloppe, le groupe BEI espère générer un investissement total supérieur à 65 milliards d’euros, permettant de "contribuer à combler une lacune du marché en Europe". Car les PME investissent dans l’efficacité énergétique "à un rythme deux fois moins soutenu que les grandes entreprises", indique Dan Jorgensen, commissaire européen à l’énergie et au logement. "Cette initiative de la BEI soutenue par la Commission sera essentielle pour combler le déficit d’investissement, faciliter l’accès au financement et accélérer le déploiement de solutions d’efficacité énergétique", selon lui.

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/12/le-rendez-vous-de-l-europe-la-bce-banque-centrale-europeenne-et-la-bei-banque-europeenne-d-investissment.html

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